"Depuis 2006, j’ai documenté toutes les étapes et les aspects sociaux de la production de sel à Maurice, notamment dans les salines historiques de Rivière Noire et de Tamarin. Ces sites, autrefois au cœur de la production artisanale de sel, étaient le théâtre d’un travail exigeant, rythmé par les saisons et les caprices du climat. Sous un soleil accablant, les sauniers travaillaient sans relâche, récoltant le sel à la main dans une chaleur intense, rendant chaque geste encore plus difficile.
Au fil des années, la modernisation et la concurrence ont conduit à la fermeture de nombreuses salines à Maurice. Aujourd’hui, seule la saline de Tamarin reste en activité, continuant de préserver ce savoir-faire ancestral de la production de sel malgré les défis. Ce dernier bastion du métier de saunier incarne la résilience et le dévouement des travailleurs, qui continuent à extraire le « sel de la sueur », tout en préservant un patrimoine culturel unique de l’île Maurice."





